Mesdames et Messieurs les représentants des membres du Groupe de suivi et d’accompagnement de la Transition au Burkina Faso,
Mesdames et Messieurs,
Nous voici réunis à nouveau dans le cadre du Groupe international de suivi et d’accompagnement de la Transition au Burkina Faso. Je vous remercie d’avoir répondu à notre invitation. Votre présence témoigne de la constance de l’engagement de vos organisations et pays respectifs aux côtes du peuple et des acteurs politiques et sociaux du Burkina Faso, en vue de l’aboutissement de la Transition.
Nous aurions aimé nous retrouver, comme d’habitude, à Ouagadougou, et jouir ainsi de l’hospitalité toujours généreuse du peuple et du Gouvernement burkinabés. Mais les contraintes de calendrier et la nécessité d’assurer la continuité de l’accompagnement international pour la bonne conduite de la Transition ne nous ont amené à tenir la présente réunion hors du Burkina. Il s’agit évidemment là d’une exception qui confirme la règle que nous nous sommes fixés depuis la mise en place de notre Groupe.
C’est d’ailleurs pour cette raison que le Chapitre local du GISAT-BF a tenu sa réunion inaugurale, le 9 mai 2015, à Ouagadougou, aux fins notamment d’interagir avec les partis politiques et les forces vives du Burkina, en prélude à la présente rencontre. Je remercie la CEDEAO d’avoir bien voulu préparer cette réunion, ainsi que les Nations unies, pour l’avoir co-présidée. Nous examinerons tout à l‘heure les conclusions de cette rencontre.
Notre rencontre se tient à une étape déterminante de la Transition au Burkina Faso. D’importants développements sont intervenus depuis notre dernière réunion tenue à Ouagadougou, le 30 mars 2015. Je puis citer, entre autres, la révision du Code électoral adopté par le Conseil national de transition le 7 avril et promulgué par le Président du Faso le 9 avril 2015, ainsi que le parachèvement de l’opération de révision exceptionnelle des listes électorales, qui s’est déroulée du 3 mars au 18 mai 2015.
Le Burkina Faso a plus que jamais besoin de notre soutien et de notre accompagnement pour relever les nombreux défis inhérents à la conduite de toute Transition. Sous ce chapitre, il convient de souligner l’urgence que revêt la mobilisation, au plus tôt, des ressources additionnelles nécessaires pour le financement de l’ensemble du processus électoral. J’exhorte donc les membres de notre Groupe qui ne l’ont pas encore fait à mettre à disposition le soutien financier et logistique requis. À cet égard, j’appelle la CENI et les autres institutions compétentes à soumettre de toute urgence un budget révisé sur la base des nouvelles données en leur possession, en particulier en relation avec les résultats de l’opération de révision exceptionnelle des listes électorales. Par ailleurs, il convient d’accélérer le processus de mise en place du Comité de pilotage du processus électoral et d’assurer son interaction avec le GISAT local.
Mesdames et Messieurs,
Les transitions sont des moments toujours difficiles dans l’histoire des nations. Mais elles sont aussi des moments exaltants: elles permettent, lorsqu’elles sont conduites dans l’harmonie et la concorde, de consolider l’unité nationale et de renforcer les institutions, celles-là même qui pérennisent l’État de droit et la démocratie; elles permettent de poser les jalons d’un nouveau pacte national, qui enracine encore davantage le vouloir-vivre ensemble, dans le respect des différences; elles permettent, en somme, de redonner à une nation toute sa vitalité, en mettant à contribution le génie de toutes ses composantes.
L’Union africaine a confiance en la capacité des autorités de la Transition et de l’ensemble des acteurs politiques et de la société civile burkinabè à surmonter les défis qui se dressent sur leur chemin, en vue de l’organisation d’élections libres, transparentes et crédibles, dans le respect des dispositions pertinentes de la Charte africaine de la démocratie, des élections et de la gouvernance. Je note à cet égard que le Chapitre local de notre Groupe, lors de sa réunion du 29 mai 2015, a encouragé la mise en place d’un cadre de concertation en ce qui concerne l’application du Code électoral et l’organisation technique des élections. Nous savons pouvoir compter sur la sagesse et l’énergie du Président Michel Kafando et du Premier ministre Isaac Zida pour favoriser la nécessaire concertation entre les acteurs burkinabé et mener à bien la Transition ouverte à la suite des évènements des 30 et 31 octobre 2014.
Je voudrais conclure en me félicitant des efforts conjoints de l’UA, de la CEDEAO et des Nations unies, en appui au Burkina Faso. Je remercie l’ensemble de nos partenaires, bilatéraux comme multilatéraux, pour leur soutien. Je renouvelle la détermination de l’UA à rester aux côtés du Burkina Faso pour l’aboutissement de la transition, une étape ô combien importante pour le renouveau de ce pays membre de la grande famille africaine.
Je vous remercie de votre aimable attention.
Posted by Temesgen Eyasu
Last updated by Abraham Kebede
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