Monsieur L’Ambassadeur, Commissaire à la paix et à la sécurité de l’Union africaine,
Monsieur Le Président Joaquim Chissano, Chef de l’équipe de médiation de la SADC
Mesdames et Messieurs Les Représentants des Pays et Organisations membres du Groupe international de contact sur Madagascar,
Mesdames et Messieurs les Représentants du corps diplomatique accrédité à Madagascar,
Honorables invités,
Mesdames et Messieurs, MANAO AHOANA TOMPOKO !
Au moment où Madagascar réintègre le concert des Nations et franchit une nouvelle étape de son histoire politique, en tournant définitivement la page de la Transition, le peuple malagasy entend mettre un terme à ces années de crises cycliques qui datent de cinquante ans et qui ont été pour lui d’une particulière gravité ces dernières années.
Vos rôles respectifs dans la mise en place du processus de sortie de crise et surtout au niveau de la mise en place des élections libres et démocratiques ont été d’une importance capitale. Aujourd’hui, je ne voudrai pas m’appesantir sur les aspects politiques. Mais néanmoins, il faut le dire, nous avons franchi ensemble plusieurs étapes et, comme vous le savez, la feuille de route n’est pas totalement achevée.
A travers la poursuite de la mise en place des Institutions, en entamant le processus de réconciliation nationale, en s’attelant à notre effort de reconstruction du pays après crise, je suis heureux, au-delà des mots d’usage, de m’adresser à vous tous. Je souhaite aux participants de cette 9ème réunion du Groupe international de contact sur Madagascar (GIC-M) une chaleureuse bienvenue et un bon séjour en terre malgache. TONGA SOA TOMPOKO !
Organisée à Antananarivo à l’initiative de la Présidente de la Commission de l’Union africaine que je salue à travers son Représentant ici présent, le Commissaire à la paix et à la sécurité, Smaïl Chergui, cette réunion témoigne de l’engagement constant qui sous-tend la volonté d’action que vous avez montrée dans l’accompagnement sans relâche de Madagascar pendant ces années de crise et depuis la réunion inaugurale du Groupe de contact du 30 avril 2009. En faisant de surcroît le déplacement à Antananarivo, vous apportez une fois encore, la preuve de votre disponibilité de contribuer à la stabilité, au développement et à la prospérité à Madagascar. Cette mission, je le sais, vous la réalisez avec abnégation, engagement et détermination. C’est donc l’occasion pour moi d’exprimer solennellement, la reconnaissance et la gratitude de tout notre Peuple à votre endroit. MISAOTRA TOMPOKO !
Mesdames et Messieurs,
Le Président de la République est élu, les députés également. Il reste les élections territoriales qui devront avoir lieu cette année. Je ne voudrai pas parler de politique qui était auparavant votre rôle prépondérant. Je vous engage à avoir un regard tourné résolument vers l’avenir. Je voudrai vous parler économie et social de redressement. Vous le savez, la création d’emplois est la priorité de toutes nos priorités, tout comme la relance socioéconomique s’inscrit dans nos objectifs transversaux.
Néanmoins, demeure la nomination du Premier Ministre et la mise en place du gouvernement.
Ce point est certes un problème malgacho-malgache mais des questions sont posées par l’opinion internationale. Je tenais donc à dire qu’il n’y a pas de retard, juste des négociations en cours, dictées par les circonstances.
La Constitution consacre un pouvoir présidentiel important et précise que c’est le Président qui nomme le Premier Ministre présenté par le parti ou groupe de partis majoritaires.
Or, cette notion de majorité qui est portant évidente pose problèmes en raison de débats et opinions qui dépassent le bon sens véhiculés par une minorité active.
En tant que Président de la République et ayant voulu être au dessus de la mêlée, je suis resté d’abord resté à l’écart mais néanmoins à l’écoute des uns et des autres. Beaucoup de monde, la société civile, le milieu politique, réfutent l’opinion qui dépassent le bon sens de la minorité citée plus haut. Il faut le dire, elle est gênante eu égard aux principes de stabilité et de réconciliation qui sont le socle de ma politique.
Quant à moi, ma détermination est sans faille. L’intérêt des 22 millions de malgaches constitue ma priorité absolue et certainement pas les avantages et intérêts d’une minorité qui, comme je l’avais dit lors de mon discours d’investiture, n’a pas encore compris que le changement est en marche et est inéluctable.
Je prône le retour de l’autorité de l’Etat, un Etat de droit qui consacre enfin la bonne gouvernance qui a tant manqué depuis l’indépendance à mon pays, à notre pays, ce qui nous a valu ces années de crises cycliques.
Grâce à l’instauration de la bonne gouvernance, l’Etat de droit, nous pourrons prioriser le retour de la sécurité, assurer une justice impartiale, combattre avec sérénité la corruption.
Ainsi, nous pourrons également nous atteler à nos priorités ;
sociales ; la santé pour les enfants et les femmes notamment,
économiques ; la mise en place immédiate de la conférence des donateurs, la politique de création d’emploi ou encore les grands travaux dans nos activités fondamentales comme l’agriculture au sens large, le tourisme, les mines, les TIC, ceci pour permettre la mise en place dans ces secteurs d’un environnement des affaires propices à attirer les investissements.
énergétiques ; pour que l’eau et l’électricité pour tous ne reste pas au stade du simple slogan,
environnementales…ect.. ,
Et c’est, j’en suis convaincu, la raison fondamentale de votre présence encore à Madagascar et c’est pourquoi j’ai tenu à vous le dire dans le cadre de l’ouverture de votre conférence ; Vous avez accompagné le peuple malagasy pour l’aider à sortir de la crise, vous êtes là dorénavant pour l’accompagner dans son développement, soyez-en remerciés.
L’année 2014 a débuté sur un magnifique espoir pour les citoyens et citoyennes de Madagascar: Les signes d’encouragement donnés par le monde entier sont réconfortants et nécessaires car ils nous confirment que nous sommes sur le bon chemin.
Je vous demande ainsi solennellement de nous accompagner pour communiquer dans le monde entier que Madagascar est désormais tourné vers son avenir. Vous êtes aussi nos ambassadeurs aux différents endroits de la planète.
De la même façon, je vous demande aussi de dire à ceux qui veulent encore empêcher le changement que les temps ont changé et que vous serez impitoyables, tout comme nous, contre ceux qui seront contre la volonté du peuple.
Car, Madagascar se dirige désormais vers le cap qu’elle s’est fixée, à savoir la voie de la croissance, du développement et de la paix sociale d’un Peuple qui aspire à l‘amélioration de ses conditions de vie dans un environnement serein, stable et sécurisé.
Certes, la tâche ne sera pas facile au regard de ce qui nous attend ainsi que des difficultés et contraintes majeures que nous devons affronter. Beaucoup doit être fait et en même temps.
Je voudrai vous faire part que cette responsabilité que j’assume est construite sur des exigences : l’exigence de rassembler les Malgaches, l’exigence de respecter mes engagements, l’exigence de vertus et qualités morales, l’exigence de sécurité et de protection, l’exigence d’autorité et d’ordre, l’exigence de résultats, l’exigence de justice et l’exigence de valeur.
Ce ne sont pas de vains mots ni une simple rhétorique. J’ai déjà commencé.
J’ai déjà commencé à prendre des mesures concrètes pour éradiquer durablement la corruption, les trafics de tout genre et nul ne sera au-dessus de la loi. La culture de l’impunité est révolue.
Notre cap exige aussi des Malgaches, un travail sur eux-mêmes et un changement de mentalité et de comportement. Cela se fera par le renforcement de l’instruction et du niveau d’éducation. La santé des Malgaches et leur nutrition ne seront pas aussi négligées pour permettre l’épanouissement de nos ressources humaines.
Le retour de la stabilité politique et de la bonne gouvernance qui s’instaure à Madagascar, constituent aussi un signal politique fort et visible en direction de la communauté internationale quant à l’accélération du processus de concrétisation du rêve de tout un peuple, vivre heureux.
Je vous souhaite une bonne réunion,
Vive l’amitié entre les peuples, vive Madagascar !!!
Posted by Tchioffo Kodjo
Last updated by Abraham Kebede
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Discours de SEM le Président de la République de Madagascar Hery Rajaonarimampianina lors de l'Ouverture de la réunion du GIC-M 

